
Pour l’avenir, honorons-les et ne les oublions pas
Le mémorial des aviateurs se souvient

Le 10 mai 1940,
premier jour de la bataille de France,
le capitaine Adrien ASTIER, commandant de la 2e escadrille
du Groupe de chasse I/8
était abattu à bord de son Bloch 152 au nord de Nancy, et périssait dans l’accomplissement de sa mission.
C’était sa première mission
de guerre.
Son parcours et les conditions de son décès sont présentés au Mémorial des Aviateurs au musée de l’Air et de l’espace au Bourget

Né en 1908 à Taverny,
Adrien ASTIER, s’engage en 1926, et obtient son brevet
de mécanicien en 1927,
avant celui de pilote en 1930.
Il poursuit sa carrière en rejoignant l’école des officiers de l’air,
puis passe dans l’aviation maritime.

Lorsque des escadrilles Marine sont transférées à l’Air en 1936 pour constituer la 8e escadre à Marignane, ASTIER rejoint définitivement l’armée de l’Air.
C’est ainsi qu’il est commandant de la 2e escadrille « Lion Bondissant » à partir du 15 octobre 1938.
Il est l’un des tout premiers aviateurs morts lors des combats de mai et juin 1940.
Ce 10 mai 1940, le capitaine ASTIER décolle
avec ses 2 équipiers vers midi. ASTIER obtient
une victoire aérienne sur un Dornier 17,
mais est attaqué par un nombre très supérieur d’ennemis.
La patrouille est disloquée et ASTIER se bat seul contre sept Messerschmitt 109dans la région
de Thiaucourt et Pagny-sur-Moselle.
Son empennage arraché, il tente vainement de contrôler son appareil, observé par des cavaliers au sol. Mais il ne peut rien faire et trouve la mort en s’écrasant dans la forêt de Jaulny.


Leurs noms méritent d’être rappelés, pour que leur courage ne sombre jamais dans l’oubli.
Leur mémoire est honorée au Mémorial des Aviateurs, au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget, aux côtés d’autres aviateurs tombés dans l’accomplissement de leur mission.