
Pour l’avenir, honorons-les et ne les oublions pas
Avril 2025 .VOL DE ROUTINE...
Le 23 avril 1943
à 21h18, Lagune Bahiret El Bibane (Tunisie),
le capitaine Marcel Finance, le mécanicien Aubert, le radio Flamand et le pilote-instructeur le capitaine Raymond Roques décollent à bord d’un Blenheim V pour un vol de qualification.
13 aout 2025 . LE DERNIER ENVOL
Le 13 août 1959,
le sergent
Jean THUAULT s’apprête à fêter
la « quille ».
Le soir même,
il doit être démobilisé
et se projette déjà
vers son avenir...
4 mars 1947 : la disparition d’un équipage
du GC 1/3 « Corse » au-dessus de Vinh


Pierre CHAUVINEAU naît le 24 février 1925 à Tunis.
Il s’engage volontairement pour la durée de la guerre le 8 juillet 1943 comme soldat de 2e classe.
Il est affecté au service général de la base aérienne de Blida.
Le 20 juillet 1943, il rejoint l’École
de l’air à Marrakech au sein de la promotion 1943 AFN
« Capitaine THOUVENIN DE VILLARET ».
Aspirant le 14 janvier 1944,
il est envoyé aux États-Unis
pour suivre une formation de navigateur. Promu sous-lieutenant,
il obtient son brevet d’observateur en avion le 6 janvier 1945.



Après un passage au GB 2/63 puis une formation de radio-navigant à Madley, il est affecté au groupe de chasse 1/3 « Corse » et rejoint l’Indochine. Il est promu lieutenant le 19 janvier 1947.
Le 4 mars 1947 à 9 h 30, il décolle de Saïgon aux côtés du capitaine COLLOMP, commandant la 2e escadrille du GC 1/3 « Corse », pour une mission météorologique et de bombardement visant des ponts ferroviaires au sud de Vinh. Prévue pour une durée d’environ cinq heures mais l’avion ne rentre pas.
Les recherches aériennes restent sans résultat. Le 8 mars, l’escadrille apprend qu’un message radio ennemi intercepté mentionne la chute d’un avion en flammes le 4 mars, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Vinh, ainsi que la mort de son équipage.


Disparu en mission de guerre,
le lieutenant CHAUVINEAU
totalisait 484 heures de vol.
Par jugement déclaratif du tribunal de Lyon rendu
le 14 mai 1957, son décès est fixé au 4 mars 1947,
avec la mention « Mort pour la France ».

Son nom mérite d’être rappelés, pour que son courage ne sombre jamais dans l’oubli.
Leur mémoire est honorée au Mémorial des Aviateurs, au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget, aux côtés d’autres aviateurs tombés dans l’accomplissement de leur mission.


